Maladie de Parkinson : une opération qui peut changer une vie
Le mois d'avril est aussi celui de la sensibilisation à la maladie de Parkinson. Même si aucun remède n'existe, certaines alternatives ont le pouvoir de changer la vie des personnes atteintes. Le citoyen de Saguenay, Roger Duhaime, a retrouvé sa motricité à la suite d'une opération de stimulation cérébrale profonde. L'homme a reçu un diagnostic de la maladie de Parkinson en 2015, une nouvelle qui l'a complètement chamboulé. Quand tu as le diagnostic, tu as deux choix, selon moi. Soit tu te dis : "ben coudonc, on va vivre avec ça", ou on survit. Moi, j'ai décidé de vivre avec ça. La maladie de Parkinson peut provoquer de nombreux symptômes, dont la dyskinésie, une difficulté à contrôler ses mouvements. C'est en 2020 qu’il a subi l'opération de stimulation cérébrale profonde, une procédure qui consiste à envoyer des impulsions électriques dans une zone précise du cerveau grâce à des électrodes, connectées à un neurostimulateur placé sous la peau du thorax. La procédure est accessible, mais méconnue. Elle a complètement changé sa vie. Roger Duhaime est actuellement président du conseil d'administration de Parkinson Saguenay-Lac-Saint-Jean. L'organisme offre du soutien et de l'information aux personnes atteintes et à leurs proches. Plusieurs activités sont aussi organisées. La directrice générale de l’organisme Parkinson Saguenay-Lac-Saint-Jean, Sonia Bernier, et le président du conseil d’administration de l’organisme, Roger Duhaime. Photo : Radio-Canada / Lauriane Boudreau Au Québec, plus de 23 000 personnes, comme Roger Duhaime, sont atteintes de la maladie de Parkinson.J'ai eu un bon choc, ça a paru assez qu'elle m'a dit : "Monsieur, je ne vous ai pas annoncé un cancer". Ben j'ai dit : "Si je peux choisir, je pense que je vais prendre le cancer"
, raconte M. Duhaime.Je suis sorti pour aller souper au restaurant avec un de mes amis, qui est encore mon ami d'ailleurs. C'est lui qui a été obligé de me traîner de l'automobile jusqu'à la maison. Ça, ça veut dire une distance d'à peu près 100 pieds. J'étais comme bloqué là, je n'étais plus capable de marcher, puis ça, c'était à peu près huit mois avant l'opération
, explique Roger Duhaime.Je la conseille, je l'ai conseillée à plusieurs personnes parce qu'il y a plusieurs personnes qui m'ont vu quatre, cinq mois après l'opération et ils n'en revenaient pas, ils m'ont dit : "Coudonc, il me semble que tu ne marchais pas avant". Effectivement, j'avais de la difficulté à marcher. Là, depuis l'opération, je marchais tout seul
, mentionne M. Duhaime.Le chirurgien m'a dit après l'opération : "Je ne te fais pas de promesse, selon nous, on vient de te donner entre cinq et sept ans de nouvelle vie, autrement dit, tu vas être bien avec ça". Mais il dit que ce n'est pas une garantie, il ne me signe pas un papier !
, affirme l’homme atteint de la maladie.Un organisme régional pour la maladie de Parkinson

Pour atténuer les symptômes, le neurologue va prescrire souvent de l'activité physique, donc nous, on va organiser des activités physiques pour faire bouger nos membres, donc ensemble, avec des gens qui vivent aussi la maladie. On l'offre aussi à leurs proches aidants pour les faire bouger, l'exercice c'est bon pour tous, donc on a des activités comme l'entraînement par la boxe, on va offrir de la cardiomusculation. On va y aller aussi dans des trucs un peu plus relaxes, comme du stretching postural, de la marche nordique
, explique la directrice générale de l’organisme, Sonia Bernier.
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